Wo bleibt die Friedensbewegung? (29.04.2026)

Eine neue Welle der Aufrüstung hat Europa erfasst. Es ist nicht die erste, die der Kontinent seit dem Ende des Zweiten Weltkriegs erlebt. Nach zwei verheerenden Kriegen konnte 1962 im Rahmen der Kuba-Krise und in den 80er-Jahren nach dem NATO-Doppelbeschluss ein neuer grosser Krieg nur knapp verhindert werden.

Die grössten Parallelen zur heutigen internationalen Lage können in den 80er-Jahren beobachtet werden. Auch damals nahmen die Spannungen zwischen den Grossmächten zu. Die USA wollten nach ihrer Niederlage in Vietnam ihre Vormachtstellung neu behaupten und trieben die Aufrüstung des westlichen Blocks voran. Gleichzeitig spielte ihnen die sowjetische Intervention in Afghanistan in die Karten, das "sowjetische Vietnam", das sogleich zu einem Stellvertreterkrieg wurde, in dem die USA die rebellierenden Mudschahedin unterstützten. Die wirtschaftlichen Krisen der 70er-Jahre stellten den sozialdemokratischen Kompromiss in Europa infrage und öffneten das Feld für die reaktionärsten Kräfte des Kapitalismus mit ihrer neoliberalen Agenda. Einher ging dieser Umschwung mit einer massiven Aufrüstung und militärischen Interventionen, die insbesondere von der Reagan-Regierung vollzogen wurden.

Heute ist die Situation ähnlich. Das kriselnde US-Imperium versucht mit allen Mitteln – in erster Linie mit kriegerischen – seinen Niedergang aufzuhalten. Wieder haben die reaktionärsten Kräfte der Bourgeoisie die Macht an sich gerissen. Sie verarmen die eigene Bevölkerung und überziehen gleichzeitig die Welt mit Krieg. Das Soziale muss bluten, um die fortschreitende Aufrüstung zu finanzieren. Der russische Angriff auf die Ukraine wurde zur Gelegenheit für die USA und ihre Alliierten, Russland in einem neuen langen Krieg festzusetzen, der wiederum als beste Ausrede für die Aufrüstung ausgenutzt werden konnte. Das "Imperium des Bösen", wie Reagan die Sowjetunion nannte, ist heute zur "Achse der Autokraten" geworden, wie die neokonservative Historikerin Anne Applebaum Russland, China, den Iran, Kuba und so weiter nennt.

Es gibt jedoch ein paar grosse Unterschiede zu den 80er-Jahren. Nach dem Doppelbeschluss der NATO formierte sich eine gigantische europäische Friedensbewegung, die sich gegen die nukleare Aufrüstung Europas stellte und ein blockfreies und friedliches Europa forderte. Der Antikommunismus, der die Friedensbewegung lange gelähmt und gespalten hatte, hatte an Schlagkraft verloren, was ein breites Bündnis ermöglichte. So kämpften in diesen Jahren kommunistische Parteien (in erster Linie die italienische), Sozialdemokraten, Grüne bis hin zu antikommunistischen Menschenrechtsorganisationen für nukleare Abrüstung und friedliche Koexistenz in Europa.

Heute hingegen ist die Friedensbewegung in einer ganz anderen Lage. Anders als in den 80er-Jahren herrscht in Europa und der Schweiz wieder ein extrem repressives Klima, das die Einheit der Friedensbewegung erschwert. Dieses Klima ist nicht mehr vom alten Antikommunismus geprägt, sondern von einer kruden Russophobie, die jede Friedensbemühung als potenzielle russische Unterwanderung sieht. Wie im frühen Kalten Krieg, als der Antikommunismus besonders virulent war, ist die Friedensbewegung aufgrund dieser repressiven Atmosphäre gespalten. Grundsätzlich erinnert die internationale Lage an die 80er-Jahre, allerdings mit einer Russophobie, die dem Antikommunismus von 1956 (nach der sowjetischen Intervention in Ungarn) ähnelt.

Angesichts der massiven Aufrüstung, die heute unseren Sozialstaat bedroht und uns in einen grossen Krieg hineinziehen könnte, kann die Friedensbewegung nicht auf bessere Zeiten warten. Schon heute muss sie einen gemeinsamen Nenner für die Zusammenarbeit finden. Dieser gemeinsame Nenner ist weiterhin die Ablehnung der Aufrüstung und der damit verbundenen Austeritätspolitik, die Ablehnung von Militärbündnissen, die Stärkung der UNO und der Kampf gegen illegale Kriege.

Im Kampf für den Frieden darf man nicht sektiererisch sein, sondern muss mit allen zusammenarbeiten, die in einer gegebenen Situation gegen Krieg und Aufrüstung kämpfen möchten. Es ist eine grosse Aufgabe der nächsten Jahre, auch in der Schweiz eine solch breite Allianz gegen Aufrüstung und Sparmassnahmen auf die Beine zu stellen, die trotz Meinungsverschiedenheiten in diesen Fragen ihre Kräfte sammelt und somit politischen Druck erzeugt. Ein Leitmodell bleibt dabei die vorbildliche Rolle der Italienischen Kommunistischen Partei (PCI) im Rahmen der europäischen Kampagne für nukleare Abrüstung (END) der 80er-Jahre.

Zuerst erschienen im vorwärts: Wo bleibt die Friedensbewegung? – vorwärts

 

Où est passé le mouvement pour la paix ?

Une nouvelle vague de réarmement s'est abattue sur l'Europe. Ce n'est pas la première que le continent connaît depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après deux guerres dévastatrices, une nouvelle guerre de grande ampleur a été évitée de justesse en 1962, dans le cadre de la crise de Cuba, puis dans les années 80, à la suite de la « double décision » de l'OTAN.

C'est dans les années 80 que l'on observe les plus grands parallèles avec la situation internationale actuelle. À l'époque aussi, les tensions entre les grandes puissances s'étaient intensifiées. Après leur défaite au Vietnam, les États-Unis voulaient réaffirmer leur hégémonie et ont poussé à la course à l'armement du bloc occidental. Dans le même temps, l'intervention soviétique en Afghanistan leur a fait le jeu : ce « Vietnam soviétique » s'est immédiatement transformé en une guerre par procuration, dans laquelle les États-Unis ont soutenu les moudjahidines rebelles. Les crises économiques des années 70 ont remis en cause le compromis social-démocrate en Europe et ont ouvert la voie aux forces les plus réactionnaires du capitalisme et à leur programme néolibéral. Ce revirement s’est accompagné d’un réarmement massif et d’interventions militaires, menés notamment par l’administration Reagan.

Aujourd’hui, la situation est similaire. L’empire américain en crise tente par tous les moyens – principalement par la guerre – de freiner son déclin. Une fois de plus, les forces les plus réactionnaires de la bourgeoisie ont pris le pouvoir. Elles appauvrissent leur propre population tout en plongeant le monde dans la guerre. Le social doit saigner pour financer le réarmement croissant. L’attaque russe contre l’Ukraine a été l’occasion pour les États-Unis et leurs alliés d’enfermer la Russie dans une nouvelle guerre de longue durée, qui a pu à son tour être exploitée comme le meilleur prétexte pour l’armement. L’« empire du mal », comme Reagan appelait l’Union soviétique, est aujourd’hui devenu « l’axe des autocrates », comme l’historienne néoconservatrice Anne Applebaum qualifie la Russie, la Chine, l’Iran, Cuba, etc.

Il existe toutefois quelques différences majeures par rapport aux années 80. Après la double décision de l’OTAN, un gigantesque mouvement pacifiste européen s’est formé, s’opposant au réarmement nucléaire de l’Europe et réclamant une Europe non alignée et pacifique. L’anticommunisme, qui avait longtemps paralysé et divisé le mouvement pacifiste, avait perdu de son impact, ce qui a permis la formation d’une large alliance. Ainsi, durant ces années, les partis communistes (en premier lieu le parti italien), les sociaux-démocrates, les Verts et même des organisations de défense des droits de l’homme très anticommunistes se sont battus pour le désarmement nucléaire et la coexistence pacifique en Europe.

Aujourd’hui, en revanche, le mouvement pour la paix se trouve dans une situation tout à fait différente. Contrairement aux années 80, un climat extrêmement répressif règne à nouveau en Europe et en Suisse, ce qui rend difficile l’unité du mouvement pour la paix. Ce climat n’est plus marqué par l’ancien anticommunisme, mais par une russophobie grossière qui voit dans tout effort de paix une infiltration russe potentielle. Comme au début de la guerre froide, lorsque l’anticommunisme était particulièrement virulent, le mouvement pour la paix est divisé en raison de cette atmosphère répressive. Fondamentalement, la situation internationale rappelle les années 80, mais avec une russophobie qui s’apparente à l’anticommunisme de 1956 (après l’intervention soviétique en Hongrie).

Face au réarmement massif qui menace aujourd’hui notre État social et pourrait nous entraîner dans une grande guerre, le mouvement pacifiste ne peut pas attendre des jours meilleurs. Il doit dès aujourd’hui trouver un dénominateur commun pour la coopération. Ce dénominateur commun reste le rejet de l’armement et de la politique d’austérité qui y est associée, le rejet des alliances militaires, le renforcement de l’ONU et la lutte contre les guerres illégales.

Dans la lutte pour la paix, il ne faut pas être sectaire, mais coopérer avec tous ceux qui, dans une situation donnée, souhaitent lutter contre la guerre et le réarmement. L’une des grandes tâches des prochaines années consistera à mettre sur pied, en Suisse également, une alliance aussi large que possible contre le réarmement et les mesures d’austérité, qui, malgré des divergences d’opinion sur ces questions, rassemble ses forces et exerce ainsi une pression politique. Le rôle exemplaire joué par le Parti communiste italien (PCI) dans le cadre de la campagne européenne pour le désarmement nucléaire (END) des années 80 reste un modèle à suivre.

 

Dov’è finito il movimento per la pace?

Una nuova ondata di riarmo ha investito l’Europa. Non è la prima che il continente vive dalla fine della Seconda guerra mondiale. Dopo due guerre devastanti, nel 1962, durante la crisi di Cuba, e negli anni ’80, in seguito alla «doppia decisione» della NATO, si è riusciti a evitare per un soffio una nuova grande guerra.

I maggiori parallelismi con l'attuale situazione internazionale si possono osservare negli anni '80. Anche allora le tensioni tra le grandi potenze erano in aumento. Dopo la sconfitta in Vietnam, gli Stati Uniti volevano riaffermare la loro supremazia e portarono avanti il riarmo del blocco occidentale. Allo stesso tempo, l'intervento sovietico in Afghanistan, il «Vietnam sovietico», giocò a loro favore, trasformandosi immediatamente in una guerra per procura in cui gli Stati Uniti sostenevano i mujaheddin ribelli. Le crisi economiche degli anni '70 misero in discussione il compromesso socialdemocratico in Europa e aprirono il campo alle forze più reazionarie del capitalismo con la loro agenda neoliberista. Questo cambiamento andò di pari passo con un massiccio riarmo e interventi militari, attuati in particolare dall'amministrazione Reagan.

Oggi la situazione è simile. L’impero statunitense in crisi cerca con ogni mezzo – in primo luogo con mezzi bellici – di arrestare il proprio declino. Ancora una volta le forze più reazionarie della borghesia hanno preso il potere. Impoveriscono la propria popolazione e allo stesso tempo sommergono il mondo di guerra. Il sistema sociale deve sanguinare per finanziare il progressivo riarmo. L'attacco russo all'Ucraina è diventato per gli Stati Uniti e i loro alleati l'occasione per intrappolare la Russia in una nuova lunga guerra, che a sua volta poteva essere sfruttata come la migliore scusa per il riarmo. L’«Impero del Male», come Reagan definiva l’Unione Sovietica, è diventato oggi l’«Asse degli autocrati», come la storica neoconservatrice Anne Applebaum chiama Russia, Cina, Iran, Cuba e così via.

Ci sono tuttavia alcune grandi differenze rispetto agli anni '80. Dopo la doppia decisione della NATO si formò un gigantesco movimento pacifista europeo che si oppose al riarmo nucleare dell’Europa e chiese un’Europa non allineata e pacifica. L’anticomunismo, che per lungo tempo aveva paralizzato e diviso il movimento pacifista, aveva perso forza, il che rese possibile un’ampia alleanza. Così, in quegli anni, partiti comunisti (in primo luogo quello italiano), socialdemocratici, Verdi e persino organizzazioni per i diritti umani estremamente anticomuniste lottarono per il disarmo nucleare e la coesistenza pacifica in Europa.

Oggi, invece, il movimento per la pace si trova in una situazione completamente diversa. A differenza degli anni '80, in Europa e in Svizzera regna nuovamente un clima estremamente repressivo, che rende difficile l'unità del movimento per la pace. Questo clima non è più caratterizzato dal vecchio anticomunismo, ma da una rozza russofobia che vede ogni sforzo di pace come una potenziale infiltrazione russa. Come all’inizio della Guerra Fredda, quando l’anticomunismo era particolarmente virulento, il movimento per la pace è diviso a causa di questa atmosfera repressiva. In linea di principio, la situazione internazionale ricorda gli anni ’80, ma con una russofobia che assomiglia all’anticomunismo del 1956 (dopo l’intervento sovietico in Ungheria).

Di fronte al massiccio riarmo che oggi minaccia il nostro stato sociale e potrebbe trascinarci in una grande guerra, il movimento per la pace non può aspettare tempi migliori. Già oggi deve trovare un denominatore comune per la collaborazione. Questo denominatore comune rimane il rifiuto del riarmo e della politica di austerità ad esso collegata, il rifiuto delle alleanze militari, il rafforzamento dell’ONU e la lotta contro le guerre illegali.

Nella lotta per la pace non si può essere settari, ma si deve collaborare con tutti coloro che, in una data situazione, vogliono lottare contro la guerra e il riarmo. È un grande compito dei prossimi anni mettere in piedi anche in Svizzera una così ampia alleanza contro il riarmo e le misure di austerità, che nonostante delle divergenze di opinione su queste questioni raccolga le proprie forze e generi così pressione politica. Un modello di riferimento rimane il ruolo esemplare del Partito Comunista Italiano (PCI) nell’ambito della campagna europea per il disarmo nucleare (END) degli anni ’80.

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