Dieser Artikel ist am 2. März 2026 im vorwärts erschienen: Konsequente Friedenspolitik – vorwärts
Die Schweizer Regierung befindet sich im Aufrüstungsfieber: Bundesrat Pfister liebäugelt mit einem Rüstungsfond; das "Entlastungspaket 27" soll das Budget trotz massiver Aufrüstung von Defiziten bewahren; Waffenexporte sollen erleichtert werden (ursprünglich eine Idee der SP, um den Wiederexport von Kriegsmaterial an die Ukraine zu bewilligen). Die Aufrüstung wird somit von einem breiten Spektrum, von der moderaten Linken bis hin zur populistischen Rechten rhetorisch unterstützt. Und was ist mit der radikalen Linken in der Schweiz? Ist zumindest sie geeint im Kampf gegen Aufrüstung, Kriegsvorbereitung und Imperialismus?
Leider muss man diese Frage mit Nein beantworten. Die radikale Linke ist gespalten und verharrt oft in einer liberalen "Demokratie/Autoritarismus"-Analyse und wendet eine oberflächliche oder dogmatische Imperialismus-Definition auf die gegenwärtigen gesellschaftlichen Bedingungen an, die überall konkurrierende Imperialismen wittert, was zur Verwässerung der Kategorie "Imperialismus" führt.
Es handelt sich dabei um alles andere als ein neues Phänomen. Dass es sich Teile der der Linken Kräfte sehr einfach macht, hat Struktur: Befreiungsbewegungen werden nur unterstützt, solange sie vom Imperialismus mit massiver Gewalt unterdrückt werden. Sobald diese die Macht erobern und unter widrigsten Bedingungen den Sozialismus aufzubauen versuchen, wird ihnen jede Solidarität entzogen.
Während einige scharfe Beobachter den Kontext des belagerten Sozialismus anerkannten, wandten sich andere vom real-existierenden Sozialismus ab, als sei der gewählte Umgang mit internen Widersprüchen der sozialistischen Systeme eine freie Wahl gewesen. Am Ende des Kalten Krieges distanzierten sich auch kommunistische Parteien vom "autoritären Sozialismus" des Ostblocks. Dies war eine fatale Konzession an den liberalen Internationalismus, der die Welt in "demokratische, liberale Gesellschaften" und "autokratische, totalitäre Regimes" unterteilt. Mit dem Ende der Sowjetunion und des sozialistischen Blocks wurden auch die Befreiungsbewegungen, die sich gegen die neokoloniale Unterdrückung durch den westlichen Imperialismus zur Wehr setzten, nachhaltig geschwächt. Der antikoloniale Widerstand wurde, unter Mithilfe eines beträchtlichen Teils der Linken, als rückständig und reaktionär etikettiert; westliche imperialistische Interventionen wurden befürwortet oder schulterzuckend hingenommen.
Während auch heute noch viele marxistische und nicht-marxistische Intellektuelle – von Radhika Desai bis Jeffrey Sachs – den Belagerungszustand von Ländern wie China, Russland, dem Iran und anderen nach Souveränität strebenden Ländern des Globalen Südens zurecht anerkennen (die USA besitzen weltweit etwa 800 Militärbasen), wird die Welt in der WOZ auf den Kopf gestellt (siehe Artikel vom 22. Januar 2026). Hier wird der "russische Imperialismus" als grösste Gefahr dargestellt, während die Aggression der USA gegen Venezuela de facto als Befreiung gefeiert wird: "Ich stelle mir vor, ich wäre an der Stelle der Venezolaner:innen: Würde Trump Wladimir Putin entführen, könnte das zu einer Eskalation führen. Aber für einen Moment wäre ich dennoch erleichtert."
Das Resultat dieser Analyse ist die Identifizierung der bösen Autokraten wie Putin oder Maduro auf einer Seite (und somit implizit auch ihre Alliierten, von China bis Kuba), und der guten Demokraten auf der anderen. So wird auch die militärische Intervention auf der Seite der Ukraine gefeiert, ohne einen einzigen kritischen Gedanken über die imperialistischen Ziele der USA zu äussern.
Und welche Implikationen hat die ganze Analyse für die Diskussion um die Aufrüstung in der Schweiz selbst? Selbst diese wird offen begrüsst: "Mag sein, dass man tatsächlich Geld für Verteidigung inklusive Waffen ausgeben muss. Aber im Kriegsfall braucht es auch funktionierende Spitäler, man muss in der Lage sein, die Versorgung stark hochzufahren." Ist das eine linke Art der Kriegsvorbereitung? Aufrüsten ja, aber bitte auch die Spitäler finanzieren, damit das Kanonenfutter anschliessend behandelt werden kann.
Sofern die radikale Linke in Zeiten der Kriegsvorbereitung etwas bewirken möchte, braucht sie eine prinzipielle Haltung in ihrer Friedenspolitik. Die PdAS diskutiert gegenwärtig über eine Friedensresolution, die diese zentralen Aspekte analysiert. Die Resolution soll verdeutlichen, dass die PdAS die einzige nationale Partei ist, die konsequent für Frieden und gegen das imperialistische Hegemoniestreben der USA kämpft.
Pour une politique de paix conséquente
Le gouvernement suisse est en pleine fièvre d'armement : le conseiller fédéral Pfister envisage la création d'un fonds d'armement ; le « programme d'allègement budgétaire 27 » vise à préserver le budget malgré un réarmement massif ; les exportations d'armes doivent être facilitées (une idée initialement lancée par le PS afin d'autoriser la réexportation de matériel de guerre vers l'Ukraine). Le réarmement est donc soutenu rhétoriquement par un large spectre politique, de la gauche modérée à la droite populiste. Et qu'en est-il de la gauche radicale en Suisse ? Est-elle au moins unie dans la lutte contre le réarmement, la préparation à la guerre et l'impérialisme ?
Malheureusement, il faut répondre à cette question par la négative. La gauche radicale est divisée et s'en tient souvent à une analyse libérale « démocratie/autoritarisme », appliquant une définition superficielle ou dogmatique de l'impérialisme aux conditions sociales actuelles, qui soupçonne partout des impérialismes concurrents, ce qui conduit à une dilution de la catégorie « impérialisme ».
Il ne s'agit en aucun cas d'un phénomène nouveau. Le fait que certaines parties de la gauche se simplifient la tâche est structurel : les mouvements de libération ne sont soutenus que tant qu'ils sont réprimés par l'impérialisme avec une violence massive. Dès qu'ils prennent le pouvoir et tentent de construire le socialisme dans des conditions extrêmement difficiles, toute solidarité leur est retirée.
Alors que certains observateurs perspicaces reconnaissaient le contexte du socialisme assiégé, d'autres se détournaient du socialisme réel, comme si la manière choisie de traiter les contradictions internes des systèmes socialistes avait été un libre choix. À la fin de la guerre froide, certains partis communistes se sont également distanciés du « socialisme autoritaire » du bloc de l'Est. Ce fut une concession fatale à l'internationalisme libéral, qui divise le monde en « sociétés démocratiques et libérales » et « régimes autoritaires et totalitaires ». Avec la fin de l'Union soviétique et du bloc socialiste, les mouvements de libération qui luttaient contre l'oppression néocoloniale par l'impérialisme occidental ont également été durablement affaiblis. Avec l'aide d'une partie considérable de la gauche, la résistance anticoloniale a été qualifiée de rétrograde et réactionnaire ; les interventions impérialistes occidentales ont été approuvées ou acceptées avec indifférence.
Alors qu'aujourd'hui encore, de nombreux intellectuels marxistes et non marxistes – de Radhika Desai à Jeffrey Sachs – reconnaissent à juste titre l'état de siège dans lequel se trouvent des pays comme la Chine, Russie, l'Iran et d'autres pays du Sud aspirant à leur souveraineté (les États-Unis possèdent environ 800 bases militaires dans le monde), le monde est mis sens dessus dessous dans la WOZ (voir l'article du 22 janvier 2026), le célèbre hebdomadaire de gauche de Suisse alémanique. Ici, « l'impérialisme russe » est présenté comme le plus grand danger, tandis que l'agression des États-Unis contre le Venezuela est en fait célébrée comme une libération : « J'imagine être à la place des Vénézuéliens : si Trump kidnappait Vladimir Poutine, cela pourrait conduire à une escalade. Mais pendant un instant, je serais tout de même soulagé. »
Le résultat de cette analyse est l'identification des méchants autocrates comme Poutine ou Maduro d'un côté (et donc implicitement aussi leurs alliés, de la Chine à Cuba), et des bons démocrates de l'autre. Ainsi, l'intervention militaire aux côtés de l'Ukraine est également célébrée, sans qu'aucune réflexion critique ne soit exprimée sur les objectifs impérialistes des États-Unis.
Et quelles sont les implications de toute cette analyse pour le débat sur le réarmement en Suisse même ? Même celui-ci est ouvertement salué : « Il se peut qu'il faille effectivement dépenser de l'argent pour la défense, y compris pour les armes. Mais en cas de guerre, il faut aussi des hôpitaux qui fonctionnent, il faut être en mesure d'augmenter considérablement les soins. » Est-ce là "l'approche de gauche" pour se préparer à la guerre ? Renforcer l'armement, oui, mais financer aussi les hôpitaux afin que la chair à canon puisse ensuite être soignée.
Si la gauche radicale veut avoir un impact en cette période de préparation à la guerre, elle doit adopter une position de principe dans sa politique de paix. Le Parti Suisse du Travail discute actuellement d'une résolution sur la paix qui analyse ces aspects centraux. La résolution vise à souligner que le PST-POP est le seul parti national qui lutte systématiquement pour la paix et contre les aspirations hégémoniques impérialistes des États-Unis.
Per una Politica di pace coerente
Il governo svizzero è in preda al febbrile desiderio di aumentare gli armamenti: il consigliere federale Pfister sta valutando la creazione di un fondo per gli armamenti; il «pacchetto di sgravio 27» dovrebbe preservare il bilancio dai deficit nonostante il massiccio aumento degli armamenti; le esportazioni di armi dovrebbero essere facilitate (inizialmente un'idea del PS per autorizzare la riesportazione di materiale bellico in Ucraina). Il riarmo è quindi sostenuto retoricamente da un ampio spettro politico, dalla sinistra moderata alla destra populista. E che dire della sinistra radicale in Svizzera? Almeno lei è unita nella lotta contro il riarmo, i preparativi di guerra e l'imperialismo?
Purtroppo, la risposta a questa domanda è no. La sinistra radicale è divisa e spesso si limita a un'analisi liberale “democrazia/autoritarismo”, applicando una definizione superficiale o dogmatica di imperialismo alle attuali condizioni sociali, che vede ovunque imperialismi concorrenti, il che porta a un indebolimento della categoria “imperialismo”.
Si tratta di un fenomeno tutt'altro che nuovo. Il fatto che alcune parti della sinistra prendano una posizione molto semplicistica ha una certa costanza: i movimenti di liberazione sono sostenuti solo finché sono repressi con violenza dall'imperialismo. Non appena conquistano il potere e cercano di costruire il socialismo in condizioni avverse, viene loro negata ogni solidarietà.
Mentre alcuni osservatori attenti riconoscevano il contesto del socialismo sotto assedio, altri si distanziavano dal socialismo reale, come se il modo scelto per affrontare le contraddizioni interne dei sistemi socialisti fosse stata una libera scelta. Alla fine della guerra fredda, anche diversi partiti comunisti presero le distanze dal “socialismo autoritario” del blocco dell’Est. Questa fu una concessione fatale all'internazionalismo liberale, che divide il mondo in “società democratiche e liberali” e “regimi autoritari e totalitari”. Con la fine dell'Unione Sovietica e del blocco socialista, anche i movimenti di liberazione che si opponevano all'oppressione neocoloniale dell'imperialismo occidentale furono indeboliti in modo permanente. La resistenza anticoloniale è stata in seguito etichettata, con l'aiuto di una parte considerevole della sinistra, come arretrata e reazionaria; gli interventi imperialistici occidentali sono stati approvati o accettati con indifferenza.
Mentre ancora oggi molti intellettuali marxisti e non marxisti – da Radhika Desai a Jeffrey Sachs – riconoscono giustamente lo stato di assedio di paesi come la Cina, Russia, Iran e altri paesi del Sud globale che aspirano alla sovranità (gli Stati Uniti possiedono circa 800 basi militari in tutto il mondo), il mondo viene capovolto nella WOZ (vedi articolo del 22 gennaio 2026), il rinomato settimanale di sinistra della Svizzera tedesca. Qui l'«imperialismo russo» viene presentato come il pericolo più grande, mentre l'aggressione degli Stati Uniti contro il Venezuela viene di fatto celebrata come una liberazione: «Immagino di essere al posto dei venezuelani: se Trump rapisse Vladimir Putin, ciò potrebbe portare a un'escalation. Ma per un momento sarei comunque sollevato».
Il risultato di questa analisi è l'identificazione dei cattivi autocrati come Putin o Maduro da un lato (e quindi implicitamente anche dei loro alleati, dalla Cina a Cuba) e dei buoni democratici dall'altro. Così, anche l'intervento militare a favore dell'Ucraina viene celebrato senza esprimere un solo pensiero critico sugli obiettivi imperialistici degli Stati Uniti.
E quali implicazioni ha tutta questa analisi per la discussione sul riarmo in Svizzera? Anche questo viene accolto con favore: «Può darsi che sia effettivamente necessario spendere soldi per la difesa, comprese le armi. Ma in caso di guerra servono anche ospedali funzionanti, bisogna essere in grado di aumentare notevolmente l'assistenza sanitaria». Questo sarebbe il "modo di sinistra" di prepararsi alla guerra? Riarmarsi sì, ma per favore finanziate anche gli ospedali, in modo che la carne da cannone possa poi essere curata.
Se la sinistra radicale vuole ottenere qualcosa in tempi di preparazione alla guerra, ha bisogno di una posizione coerente nella sua politica di pace. Il Partito Svizzero del Lavoro sta attualmente discutendo una risoluzione sulla pace che analizza questi aspetti centrali. La risoluzione vuole mettere in luce che il PSdL è l'unico partito nazionale che lotta con coerenza per la pace e contro le aspirazioni egemoniche imperialiste degli Stati Uniti.
Links:
Kommentar hinzufügen
Kommentare